Histoire des femmes girafes

-Histoire des femmes girafes:

Femmes girafes : « tribu des longs cous »
Le pays des femmes girafes, ou Padaungs est la Birmanie.
Aujourd’hui, une partie de cette tribu montagnarde du groupe des Karen s’est installée au village Mae Hong Son, en Thaïlande.

Capture

Carte de l’Asie du Sud Est
La majorité de ces femmes girafes se sont installées en Thaïlande, ou en Birmanie (pays surlignés en jaune sur la carte)

La première spirale portée par ces femmes est posée à l’âge de cinq ans, sous l’autorité du chaman. La cérémonie se déroule un jour de pleine lune.  Le cou de la femme est enduit d’une pommade constituée d’un mélange de graisse de chien, de lait de coco et de gelée royale. A l’issue de cette fête  les premiers anneaux sont posés.

Tous les deux ou trois ans la spirale est remplacée, jusqu’à atteindre une dimension maximale de 40 centimètres.

La spirale que porte ces femmes ne repose pas sur les os du cou, comme on peut le penser, mais sur les côtes.

femme girafe capture

Dessin divisé en deux parties:
Celle de gauche représente les vertèbres d’une femme qui ne porte pas d’anneaux, et celle de droite représente les vertèbres d’une femme girafe.

Le dessin ci-dessus est divisé en deux parties : la partie  gauche montre les vertèbres et les côtes d’une femme qui ne porte pas d’anneaux, et celle de droite les vertèbres et les côtes d’une femme girafe (elle a 43 ans et  porte une spirale depuis l’âge de 5 ans). On remarque que la position des vertèbres reste intacte. En revanche, la spirale abaisse les côtes de la femme girafe. On peut voir sur la radiographie que les côtes d’une femme qui ne porte pas de spirale sont presque horizontales, alors que celles d’une femme girafe penchent vers le bas.
Celles-ci sont constamment sous pression, à cause du poids du collier (qui peut peser jusqu’à 10 kg), et de la tension entre la tête et les épaules. Comme les côtes sont connectées aux vertèbres, elles se développent vers le bas, si bien que la spirale glisse plus bas le long des côtes.  Chaque fois que la spirale tombe plus bas sur les épaules, elle devient trop courte et trop large. Elle est ainsi remplacée par une nouvelle spirale, plus lourde, qui compte plus d’anneaux pour pousser les côtes vers le bas.
Les côtes de ces femmes peuvent parfois pencher vers le bas jusqu’à  45°.

Cette pratique permet d’embellir ces femmes, et de les protéger contre les morsures de tigres.
Sous l’influence des missionnaires chrétiens, la spirale était un « gage de fidélité».  En cas d’adultère, l’homme outragé retirait la parure de sa femme, et le cou sans soutien s’effondrait.

-Tourisme ethnique :

Réduites à l’état de bêtes curieuses,  les touristes qui visitent cette région de la Thaïlande  déboursent 250 bats (6 euros) pour observer et photographier ces femmes au long cou. Ces dernières  reçoivent en retour quelques euros par mois, et par famille pour survivre. Dans certains  villages, une vingtaine de  femmes défilent quotidiennement devant une centaine de touristes.
Au nom du respect de la dignité humaine, la ligue des droits de l’homme invite les touristes à éviter ces lieux…
En plus de ces transformations physiques que subissent le corps de ces femmes, celles-ci sont également confrontées à des problèmes d’intégration dans la société, exposées chaque jour aux regards des autres. Les petites filles Padaungs sont donc condamnées à une vie sans éducation, car elles doivent  se tenir toute la journée à la disposition des touristes!

Certaines d’entre elles sont utilisées pour figurer dans des publicités alimentaires. En voici une photo:

Publicité femme girafe

Publicité alimentaire sur laquelle figurent des femmes girafes

Ces femmes mènent pour beaucoup d’entre elles une vie dans la solitude et la pauvreté, victimes d’une déformation du corps imposée dès l’enfance…

Aujourd’hui, même si la pose de ces spirales reste  un signe  d’appartenance à l’ethnie des  Padaungs, cette tradition tend  à disparaître peu à peu sous la pression de la religion catholique, sous le coup de la loi  birmane qui interdit cette pratique, et sous l’influence de nos sociétés actuelles qui conduit les jeunes filles « girafes » à se révolter contre cette pratique.

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