Les « pieds bandés » dans la littérature

La coutume des pieds bandés a été évoquée dans littérature et en particulier dans des poèmes ou des essais

Certaines personnes ont critiqué la pratique des pieds bandés: comme Sigmund Freud qui considérait cette pratique comme malsaine car elle était en partie pratiqué pour des raisons esthétiques comme peuvent en témoigner les manuels érotiques de l’époque qui prônaient cette pratique.

Tableau représentant Su Shi

Tableau représentant Su Shi

De même, Su Shi (1037-1101), un poète chinois très apprécié de son temps, classé parmi les huit plus grands poètes classiques de prose des dynasties Tang et Song, s’opposa a cette pratique. Originaire de   la province du Sichuan, au Sud-Ouest de la Chine, il fut victime de disputes entre factions impériales à cause de son franc-parler. A partir de l’âge de 43 ans, il s’exila dans des régions lointaines. Su shi a  écrit sur des phénomènes de société et en particulier sur la pratique des pieds bandés:

« Embaumant le parfum, elle esquisse des pas de lotus;

Et malgré la tristesse, marche le pied léger.

Elle danse à la manière du vent, sans laisser de traces physique.

Une autre, subrepticement, tente gaiement de suivre le style du palais,

Mais grande est sa douleur sitôt qu’elle veut marcher !

Regarde-les dans le creux de ta main, si incroyablement petit

Qu’il n’est de mot pour le décrire. »

Dans ce poème, les pieds bandés ne sont pas cités explicitement mais on voit que c’est le sujet du poème grâce à certaines allusions:

« des pas de lotus »: Lorsque les pieds étaient bandés le but était d’arriver à une taille de pied considéré comme parfaite appelée : le lotus d’or. Par conséquent l’expression  « pas de lotus » faisait clairement référence au pas de la femme.

L’auteur écrit: « tente gaiement de suivre le style du palais »: au travers de cette phrase, Su Shi veut montrer que cette pratique des pieds bandés est une pratique  de mode qui vient du palais royal, les femmes voulant imiter les femmes du roi .

L’auteur exprime aussi la douleur qu’engendre cette pratique : « Mais grande est sa douleur quand elle veut marcher » et dans les deux dernières phrases on revient a l’idée du début qui est d’atteindre la taille parfaite  du lotus d’or.

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